|
|
|
![]() |
La
torture ne suffit pas à expliquer le caractère contradictoire
des déclarations faites par les Templiers lors de leur procès.
Dans certains pays, où les souverains étaient favorables
au Temple tel que l'Angleterre et le Portugal, les templiers ne
furent pas torturés. Cependant il y eut dans ces pays des
templiers qui reconnurent l'existence de rites étranges. |
![]() |
![]() |
Selon cette doctrine, qui avait court bien avant les Templiers (en ancienne Egypte par exemple), le nombre est le principe de l'être sur les plans divin, naturel et humain. Cette vision était en honneur chez les Templiers. Dés le départ, ils se sont placés sous le signe du nombre 3, symbole du mystère de la Trinité, qui au carré donne 9, nombre de l'accomplissement. Les fondateurs de l'ordre étaient au nombre de 9, ils se vêtirent de leurs habits religieux au bout de 9 années et le nombre de leur province fut fixé à 9. Les rites de la réception officielle se répétaient 3 fois et pendant la réception secrète, on exigeait un triple reniement du christ et un triple crachat sur la croix. Lors de leur procès, les Templiers choisirent 9 des leurs pour présenter la défense de l'ordre. Ainsi, jusqu'à leur chute, le Temple fut fidèle au mystère et au symbolisme des nombres. On peut aussi remarquer que le triangle reparaît dans de nombreuses figures laissées par les Templiers. L'influence du nombre 3 se voyait beaucoup sur le mode de vie des Templiers : - Les chevaliers prenaient 3 repas par jour, mangeaient de la viande 3 fois par semaine et observaient 3 jeûnes chaque année. - Ils communiaient 3 fois par an au cours de 3 adorations de la Croix. - Dans chaque commanderie de l'ordre, l'aumône se faisait 3 fois par semaine - Chaque Templier avait 3 chevaux. - Les coupables jetés au cachot étaient flagellés par 3 reprises. - Un Templier devait subir 3 fois l'assaut de son adversaire avant de riposter. Le triangle équilatéral (3 cotés de même longueur) était un signe adopté par les templiers que l'on retrouve régulièrement dans l'architecture des bâtiments construit par les adeptes de l'ordre du Temple. Pour en citer un d'entre eux, l'église de la rotonde du Temple de Paris, la " maison cheftaine " de l'ordre, est engendrée par deux triangles équilatéraux de sens opposé formant une étoile a six branches.
|
![]() |
![]() |
L'idolâtrie fut l'un des principaux chefs d'accusation portés contre les Templiers. Ils auraient idolâtré la représentation d'un être dans un culte plus ou moins démoniaque, en tous cas non chrétien. Le nom de Baphomet n'a jamais été prononcé que ce soit par les Templiers ou leurs accusateurs, seulement l'adjectif baphométique fut entendu a l'époque. L'origine de ce nom serait une déformation du nom du prophète Mahomet, soit en provençal, soit en langue d'Oc, ou du moins une langue latine. Alors que la plupart des Templiers déclarèrent nier la connaissance de cette idole, Gaucerand de Montpezat révéla son existence lors du procès en disant avoir adoré une " image baphométique ". Les descriptions fournies par les Templiers étaient toutes contradictoires. Ils parlèrent de tête rouge ou noire, en bois ou en métal précieux, tête d'homme à grande barbe, tête a deux ou trois faces. Le Templier Raoul de Gisy déclara : " C'était une méchante chose, ressemblant à un démon ; ayant jeté les yeux sur cette tête, j'en fus à ce point épouvanté que je ne savais plus où j'étais. " De ces descriptions contradictoires, certains historiens ont conclu qu'on avait fait dire aux Templiers n'importe quoi et que la fameuse tête n'était qu'une invention des accusateurs. Le mystère du Baphomet reste toujours irrésolu de nos jours.
|
![]() |
|
![]() |
Le
rapport d'Alain de Pareilles, chef des archers du roi, à Guillaume
de Nogaret a été fait par écrit et relate ce qui a été trouvé au
Temple de Paris: pratiquement rien ! Le même état a été remis à Enguerrand
de Marigny. Les deux documents figurent aux Archives Nationales. Il est intéressant
de se tourner vers une déclaration effectuée devant le Pape même,
par le Templier Jean de Châlon, du Temple de Nemours, en juin 1308. Ce
dernier y déclare que la veille de l'arrestation des Templiers, un cortège
comprenant trois chariots recouverts de paille et une cinquantaine de chevaux
quittèrent le Temple de Paris sous la conduite de deux Templiers, Hugues
de Chalons et, surtout, Gérard de Villers, le précepteur de France.
On peut facilement imaginer ces chariots chargés d'archives et d'or, les
50 chevaux étant destinés à remplacer ceux qui étaient épuisés
lors d'un long voyage...
cela reste un mystère ... |
![]() |
|