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Changer de philosophie
Cette philosophie a même l’avantage de ne pas nécessiter une propagande intensive, la réflexion personnelle suffit.
Ainsi, réduire le temps de travail et les sources de divertissement, tout en invitant à une grande réflexion collective, pourrait être bénéfique…
Tout commence par l’éducation, bien sûr.
Une éducation où la pensée logique ne serait pas circonscrite aux seules sciences exactes. Car en effet, cette pensée est source d’efficacité. Or, nous avons vu que le problème écologique découle précisément du décalage entre nos piètres performances dans les domaines philosophiques et politico-économiques, d’une part, et nos bonnes performances dans les sciences exactes (expliquant notre puissance technique et le poids de l’humanité sur la biosphère).
Une éducation où la philosophie aurait une place digne de ce nom. Mais la philosophie dans son sens étymologique, vitale pour tout être humain…
On pourrait organiser des fêtes en l’honneur de la rencontre humaine et de la discussion de qualité ?
Pourquoi pas également des journées de repos où chacun serait invité à se contenter de faire le point sur sa vie, seul.
Ainsi, des êtres suffisamment autonomes apparaîtraient, qui seraient moins obnubilés par le besoin irréfléchi d’être reconnus, de paraître, de posséder, d’avoir toujours plus de pouvoir. Des êtres capables de faire face à eux-mêmes, moins enclins à se fuir par la distraction, le travail ou les drogues... Capables d’aller au-delà de la recherche systématique de la facilité et du confort, respectueux de ce qui les entoure. Capables d’apprécier les choses simples et naturelles, n’ayant plus besoin de s’agiter en tous sens ou de toujours transformer leur environnement, parce que fondamentalement heureux tels qu’ils sont et où ils sont…
Celui qui a acquis cette autonomie peut ne plus participer à la destruction de l’écosystème sans y être contraint et le fait volontiers. Le respect est pour lui une seconde nature.
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