Une situation nouvelle

Cette question a surgi parce que le poids des activités de notre espèce sur la surface du globe est devenu considérable. Il suffit de survoler ce dernier… La question écologique planétaire, n’effleurait pas nos ancêtres, peu nombreux et ne consommant guère que de quoi se nourrir.
Les progrès de la connaissance ont permis de réduire considérablement notre mortalité (d’où une explosion démographique) et d’exploiter plus largement les ressources. A tel point que cette exploitation doit maintenant être fortement raisonnée, si nous ne voulons pas rapidement laisser derrière nous un désert.

Entre nos mains, notre environnement vital est devenu fragile. Les êtres vivants sont reliés d’une façon complexe de sorte que nos activités ont souvent des conséquences inattendues. L’épandage de trop de lisier sur les champs a entraîné, par exemple, la disparition de nombreux poissons dans les rivières. Pourquoi ? Car l’engrais entraîné par les eaux de pluie, y a fait proliférer certaines algues (s’en nourrissant), lesquelles ont appauvri l’oxygénation du fond (en y faisant de l’ombre), fond où certains poissons ont besoin d’oxygène… (eutrophisation)
Tel insecticide destiné à protéger nos récoltes, empoisonne non seulement l’insecte ravageur, mais les prédateurs qui s’en nourrissent, et plein d’autres êtres vivants, ceci entraînant des perturbations importantes dans l’équilibre écologique… Ou, plus simplement encore : en pêchant trop de poissons, il y en a de moins en moins. En rejetant trop de déchets, l’air et l’eau deviennent insalubres. Le lien entre la pollution globale et certaines épidémies (cancers, allergie…) est maintenant scientifiquement établi.
Depuis des années les personnes les mieux placées par leur activité professionnelle, des scientifiques, peu suspectes d’outrance ou de charlatanisme tirent la sonnette d’alarme.

Notre organisme est conçu pour vivre dans un milieu bien spécifique, le modifier n’est pas sans risques…
Le problème du réchauffement climatique par exemple, ne réside pas dans une augmentation de la température moyenne de quelques degrés, ce qui en soi paraît plutôt sympathique (à l’exception peut-être de l’extension de certaines maladies jusque là tropicales…) Il réside dans l’instabilité du climat au-delà d’un certain seuil, dans un emballement qui pourrait nous échapper complètement. L’essentiel du CO2 est actuellement absorbé par les océans, mais quand ils vont arriver à saturation (leur capacité d’absorption n’est pas illimitée), plus rien ne sera absorbé, et le réchauffement va monter en flèche. Et l’on ne sait pas précisément où se situent ce seuil… La calotte glaciaire limite également le réchauffement climatique, non seulement par sa fusion, mais encore par la réflexion de la lumière par sa surface blanche. Dès qu’elle aura fondu, ce sera terminé…
La planète Vénus a sensiblement les mêmes caractéristiques que la nôtre (taille, distance au soleil). Le climat y est juste un peu différent à cause de détails de son histoire, sans doute. Il y fait plus de 400°C en moyenne (par effet de serre), et l’atmosphère y est chargée d’acide sulfurique. Même une sonde spatiale ne peut y séjourner…

 

 
     

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