Moraliser la consommation

S’il est absurde d’associer de la culpabilité à la moindre consommation, il est nécessaire de limiter la somme des consommations d’une ressource donnée, et donc, chaque consommation individuelle. Il n’est pas nécessaire de consommer le moins possible, il suffit de respecter un certain plafond. Si personne n’accepte une telle limitation, c’est l’impasse, la catastrophe écologique est certaine.

Aujourd’hui, pour l’individu, la tentation de consommer bien au-delà de ce qui serait tolérable pour chacun, est très importante. De plus, la population mondiale est telle que la part de chacun dans la pollution globale paraît dérisoire, d’où un moindre sentiment de culpabilité. En outre, c’est un fait avéré que la majorité des hommes obéissent plus à un principe de satisfaction immédiate qu’à une quelconque injonction morale. Et nous sommes tellement nombreux…
Il est clair qu’une incitation purement éthique est insuffisante.
Chacun voit bien que, statistiquement, du fait même ce cette insuffisance, il n’y a pratiquement aucune chance que la pollution globale soit sensiblement réduite par de simples initiatives individuelles isolées. La motivation de chacun pour réduire sa consommation ne pourra donc être de préserver l’écosystème planétaire, mais relèvera tout au plus d’une marque de respect, ou d’un soulagement de sa conscience morale (« j’ai fait ma part »)…
Penser que la « consom’action » ou « vingt

 

 
     

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