Mesurer la consommation

Une solution plus réaliste serait d’introduire une incitation concrète à limiter sa consommation. Une incitation économique.

Par exemple, ceux qui dépasseraient un certain seuil de consommation matérielle pourraient être sanctionnés en proportion de leur dépassement (amende). Cette solution, par rapport à une simple augmentation des prix, a le mérite de ne pas pénaliser les plus pauvres et de ne pas condamner la consommation en elle-même (nous avons vu que c’est l’excès qui est nuisible)…

Une telle incitation par la loi (et non plus seulement par la morale) serait plus efficace. L’aspect moral ne serait pas diminué, au contraire : celui qui souhaite préserver l’environnement ferait ce qu’il faut faire pour cela en sachant que, cette fois, son action ne sera pas vaine, car effectivement suivie par le plus grand nombre… C’est tout l’intérêt de la loi et des règlements collectifs : ils se justifient par une aspiration morale majoritaire, qui ne pourrait être satisfaite par des initiatives purement individuelles.

Il est aisé d’évaluer la part de chaque consommation dans l’exploitation et la pollution globale (même s’il y a toujours une certaine imprécision).
Il suffirait d’associer à chaque produit acheté un coût écologique spécifique (en plus de son coût monétaire). Ce coût serait proportionnel aux quantités de matière et d’énergie utilisées par sa production et sa distribution. Il prendrait également en compte la pollution engendrée non seulement par sa production et sa distribution mais aussi sa consommation et le traitement des déchets induits. La possibilité et le coût du recyclage seraient également pris en compte. Unité : l’Eco (?)

Chacun « paierait » ainsi pour la pollution dont il est responsable. Le coût écologique d’une consommation collective serait équitablement réparti entre les membres de la collectivité considérée (ou mieux : réparti démocratiquement en son sein par celle-ci).

 

 
     

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